Japon 2019 – Tokushima

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A la suite du stage chez Bryan Whitehead, j’ai  pris quelques semaines de vacances et je suis partie dans le sud du Japon sur l’île de Shikoku afin de visiter les lieux de culture et de production historique de l’indigo.  Depuis Osaka nous avons traversé l’île d’Awa et rejoint la grande ville au Nord de Shikoku qui s’appelle Tokushima.  Je voulais aussi voir la ville d’Aizumi  « Ai » étant le mot qui désigne l’indigo, mais aussi l’amour… d’où est originaire mon amie Miwa Saito.

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A Aizumi, la visite de l’ancienne maison de la famille Okumura, marchant d’indigo transformée en musée de l’indigo, s’est révélé  passionnante et très complète.  Pour 300 Yen (2,5 €) / personne cette visite vaut vraiment le détour.  D’abord on découvre un musée textile sur deux étages autour de l’indigo plutôt bien fourni en textiles ancien, du début du XXème siècle, ainsi qu’en poteries.

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IMG_2717Puis on visite la maison de ce riche marchant. La cour carrée est plantée d’indigo et autour d’elle toutes les dépendances servent de lieu d’exposition, la maison elle-même se visite.  Dépourvue de mobilier, elle abrite une exposition artisanale avec un travail autour du bois, des boîtes laquées et d’autres artisanats d’art qui utilisent l’indigo.

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DSC00046Le plus intéressant dans ce musée c’est toute une série de vitrines qui montrent des superbes maquettes des étapes de la culture de l’indigo tout au long de l’année.  Ces vitrines explicatives sont non seulement très intéressantes, mais elle sont réalisées avec art.  J’ai remarqué que les japonnais apprécient particulièrement ces modèles réduits et les travaillent avec force détails.

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Hachage des feuilles après récolte

Montage des cuves

Montage des cuves

Préparation des Katazome

Préparation des Katazome

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teinture des katazome.

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Préparation des shiboris et teinture

Enfin dans une dernière partie, de grandes cuves d’indigo à fermentation sont montées et servent à teindre les articles vendus dans la boutique du musée.  Mais aussi on peut s’essayer à teindre soi-même un shibori.  On me l’a proposé, j’ai dit non, l’un de mes regrets car ces indigos étaient très beaux.  J’ai longuement discuté avec une personne en charge de la teinture sur place et pris de belles photos des cuves et de la fleurée, il ne manque que l’odeur si particulière à l’indigo fermenté japonnais.

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